Le régime fiscal des entreprises en France pour les étrangers : tout ce que vous devez savoir

La France attire chaque année de nombreux entrepreneurs étrangers désireux d’y développer leur activité. Toutefois, avant de se lancer, il est essentiel de comprendre le cadre fiscal applicable, les obligations légales et les avantages offerts aux investisseurs non-résidents. Cet article fait le point sur les principales règles fiscales en vigueur pour les entreprises créées ou dirigées par des étrangers en France.

1. Qui est concerné par le régime fiscal français ?

Le régime fiscal français s’applique à toute entreprise qui exerce une activité sur le territoire français, qu’elle soit détenue par un résident ou un non-résident. Les étrangers peuvent créer différents types de structures juridiques :

Entreprise individuelle (EI) ou micro-entreprise

  • Société à responsabilité limitée (SARL)
  • Société par actions simplifiée (SAS) ou SASU
  • Succursale ou filiale d’une société étrangère

La nature de la structure choisie aura un impact direct sur la fiscalité applicable.

2. Les impôts principaux applicables aux entreprises

a) Impôt sur les sociétés (IS)

La majorité des sociétés françaises (SARL, SAS, SA) sont soumises à l’Impôt sur les Sociétés. Les taux sont :

  • 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfices (sous conditions)
  • 25 % sur le bénéfice imposable au-delà de ce seuil

Les entreprises étrangères ayant une succursale en France sont également soumises à l’IS sur leurs bénéfices réalisés en France.

b) Impôt sur le revenu (IR)

Les entreprises individuelles et certaines sociétés de personnes (ex. SNC) peuvent être imposées directement entre les mains des associés ou de l’entrepreneur, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), des bénéfices non commerciaux (BNC) ou agricoles (BA).

c) Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

Toute entreprise réalisant des ventes ou prestations en France est soumise à la TVA, dont les taux sont :

  • 20 % (taux normal)
  • 10 % (taux intermédiaire)
  • 5,5 % ou 2,1 % (taux réduits pour certains produits/services)

L’assujettissement à la TVA dépend du chiffre d’affaires et du type d’activité.

d) Cotisations sociales

Les dirigeants et travailleurs indépendants doivent s’acquitter de cotisations sociales auprès de l’URSSAF. Le montant dépend du statut choisi (assimilé salarié pour le président de SAS, travailleur non-salarié pour le gérant majoritaire de SARL).

3. Obligations fiscales des entrepreneurs étrangers

a) Déclaration et paiement des impôts

  • Déclaration annuelle des résultats (formulaire 2065 pour l’IS, 2031 pour l’IR).
  • Déclarations périodiques de TVA (mensuelles ou trimestrielles).
  • Versement des acomptes d’IS et régularisation en fin d’exercice.

b) Tenue de comptabilité

Toute entreprise doit tenir une comptabilité régulière et conforme aux normes françaises, avec dépôt des comptes annuels auprès du greffe du tribunal de commerce.

c) Numéro fiscal et immatriculation

Un entrepreneur étranger doit obtenir un numéro SIRET et s’immatriculer auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) ou du greffe compétent.

4. Fiscalité des dividendes et des plus-values pour les non-résidents

Les dividendes versés par une société française à un associé non-résident sont soumis à une retenue à la source de :

  • 12,8 % pour les personnes physiques résidant dans l’UE
  • 25 % pour les personnes résidant hors UE (taux pouvant être réduit par une convention fiscale bilatérale)

Les plus-values de cession de parts sociales ou d’actions peuvent également être imposées en France si la société détient des actifs majoritairement français.

5. Conventions fiscales internationales

La France a signé plus de 120 conventions fiscales visant à éviter la double imposition et à répartir le droit d’imposer entre les États. Ces conventions permettent souvent de réduire ou d’éliminer la retenue à la source sur les dividendes, intérêts ou redevances.

6. Régimes fiscaux avantageux pour les étrangers

a) Régime des impatriés

Les cadres et dirigeants venant travailler en France peuvent bénéficier d’exonérations partielles sur leur rémunération pendant huit ans, sous conditions.

b) Jeunes entreprises innovantes (JEI)

Les entreprises créées pour développer des projets innovants peuvent bénéficier d’exonérations fiscales et sociales importantes.

c) Crédit d’impôt recherche (CIR)

Les entreprises, françaises ou étrangères, menant des projets de R&D en France peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt pouvant atteindre 30 % des dépenses de recherche.

7. Points de vigilance pour les entrepreneurs étrangers

  • Domiciliation fiscale : déterminer si l’entreprise ou l’entrepreneur est résident fiscal en France.
  • Choix de la structure : SAS, SARL ou succursale, chaque forme a des implications fiscales et sociales différentes.
  • Obligations déclaratives : les délais sont stricts et les sanctions en cas de non-conformité peuvent être lourdes.
  • Conventions fiscales : toujours vérifier si une convention bilatérale s’applique entre la France et votre pays d’origine.

8. Conseils pratiques pour réussir son implantation fiscale en France

  • S’entourer d’un expert-comptable et d’un avocat fiscaliste dès la création.
  • Évaluer la charge fiscale globale (IS, TVA, cotisations sociales) avant de choisir la structure.
  • Anticiper la fiscalité des flux internationaux (dividendes, facturation intragroupe).
  • Profiter des dispositifs incitatifs (CIR, JEI, régime des impatriés) si éligible.

Conclusion

La fiscalité française, réputée complexe, offre néanmoins des opportunités intéressantes pour les entrepreneurs étrangers souhaitant développer une activité sur le territoire. Une préparation minutieuse, le choix judicieux de la structure juridique et une bonne connaissance des conventions fiscales permettent d’optimiser son implantation tout en restant conforme à la réglementation.

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Création d’une entreprise en France par un étranger

Création d’une entreprise par un étranger.

Une personne de nationalité étrangère (non ressortissant européen), qui souhaite exercer une activité non salariée de nature commerciale, industrielle, artisanale ou autre profession non salariée sur le territoire français pendant plus de 3 mois, doit être titulaire d’une carte de séjour temporaire portant la mention « entrepreneur/ profession libérale ».

La procédure d’obtention de ce titre de séjour est différente selon le lieu de résidence de l’étranger.

1/ Pour un étranger résidant hors de France

– Vous devez sollicitez la délivrance d’un visa long séjour auprès de l’autorité consulaire française de votre pays de résidence (L313-10 2° du CESEDA).

Ce visa est valide pendant 3 mois et porte la mention « carte de séjour à solliciter dans les 2 mois suivant l’arrivée ».

Il permet d’entrer en France et d’obtenir une carte de séjour en préfecture.

– Conditions d’obtention de la carte de séjour

Pour la demande une carte de séjour temporaire pour exercer une activité commerciale, industrielle ou artisanale ou libérale vous devez justifier :

  • d’une activité viable sur le plan économique ou, s’il intègre une entreprise existante, de sa capacité à lui verser une rémunération suffisante (au moins égale au Smic),
  • d’une activité compatible avec la sécurité, la salubrité et la tranquillité publique,
  • du respect des obligations de cette profession (conditions de diplômes ou d’expérience professionnelle, par exemple),
  • de l’absence de condamnation d’interdiction d’exercice

– Demande de carte de séjour en France

Une fois le visa obtenu, dans les 2 mois de l’arrivée en France, vous devez solliciter la délivrance d’une carte de séjour au visa de l’article L313-10 2° du CESEDA « entrepreneur/ profession libérale » cette carte portera la mention de l’activité exercée.

Un récépissé vous sera délivré et une visite médicale sera également à effectuer auprès de l’OFII.

Le récépissé permet d’effectuer les démarches d’immatriculation de l’entreprise.

La carte sera délivrée après cette immatriculation.

2/ Pour un étranger résidant en France

Si vous êtes titulaire d’une carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale » , la carte de séjour « compétences et talents » ou la carte résidant 10 ans, vous pouvez librement effectuer les démarches de création d’entreprise sans aucune démarche préalable à la préfecture. En cas de détention d’une carte de séjour d’étudiant ou de salarié, n’autorisant pas à exercer une activité commerciale, industrielle ou artisanale, un changement de statut doit être demandé.

Vous devez introduire une demande de changement de statut pour l’obtention de la carte de séjour « entrepreneur/profession libérale » visée à l’article L313-10 2° du CESEDA

Un récépissé vous est délivré, lors du dépôt du dossier en préfecture, cependant il ne vous autorise ni à travailler, ni à engager les démarches d’immatriculation de l’entreprise.

Les conditions d’attribution de la carte de séjour sont les mêmes que ceux précitées pour les étrangers non résidant en France.

Après instruction du dossier et décision favorable du préfet à la demande de titre de séjour, un nouveau récépissé autorisant les démarches administratives d’immatriculation vous est délivré .

La carte sera délivrée après l’immatriculation de votre activité.

La première délivrance et le renouvellement de la carte de séjour temporaire sont payants : 269 € (taxe + droit de timbre de 19 €).

Le cabinet vous assiste, vous conseille et vous accompagne dans l’ensemble de ces démarches.

Consultation

 

Maitre Fatou BABOU

Avocat au Barreau de Bordeaux

05 56 77 34 37

www.fatoubabou-avocat.com

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